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06 avr. 2022 5 min read

«La pérennité de l’entreprise va dépendre de son degré de conscience»

Notre associée, Chantal Baer, à l’honneur dans l’article de Bilan, la référence en économie, du lundi 20 décembre 2021 

 

«La pérennité de l’entreprise va dépendre de son degré de conscience»

 

Parce que plus d’égalité hommes-femmes c’est aussi plus de femmes dans les instances
représentatives et dirigeantes, Femmes Leaders by Bilan vous propose chaque mois une rencontre avec une femme membre d’un conseil d’administration. Un texte réalisé en partenariat avec le Cercle Suisse des Administratrices.

Lien vers l’article d’origine

 

Chantal Baer

Tout l’art de combiner stratégiquement ses passions de linguiste et d’expert en marketing pour créer des marques prospères. Chantal Baer a commencé sa carrière professionnelle au sein de plusieurs multinationales avant de créer son propre cabinet de naming et plus tard de stratégie de marque et développement d’affaires. Elle compte parmi ses clients des multinationales comme des PME. Orateur et coauteur du livre Les leviers de croissance à l’ère de l’économie numérique (2015).

 

Comment êtes-vous devenue administratice ?

Mon premier mandat en tant qu’administratrice m’a été proposé au sein d’une entreprise de formation en leadership RTG SA. Les actionnaires m’ont proposé de siéger dans leur CA suite à une mission de construction de marque et de développement d’affaires. Par la suite j’ai été sélectionné pour rejoindre le Directoire de Vaud + pour mon expertise de la marque.

 

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans cette fonction?

C’est une fonction qui permet le recul nécessaire à une réflexion stratégique et systémique pour
aligner l’entreprise à un environnement qui change constamment et ainsi anticiper les leviers de
prospérité en fonction des nouvelles opportunités du marché.

 

«L’humanité a un défi collectif à relever et les entreprises représentent un des piliers de ce changement.»

 

Quelles sont les compétences clés, et la valeur ajoutée que vous apportez au CA?

Une curiosité insatiable qui me pousse à toujours comprendre le contexte et à me former continuellement pour renforcer mon expertise de la marque en tant que ressource clé de la stratégie d’entreprise. Ainsi j’allie une longue expérience à une excellente connaissance de l’économie cognitive et ses leviers de prospérité.

 

Quelles sont les difficultés de cette fonction, les défis que vous avez rencontrés

Parfois le manque de vision aspirationnelle qui laisse trop de place à la résistance au changement et certainement aussi à l’ego. C’est souvent une perte de temps dommageable dans un monde ou le changement est devenu la norme et dans lequel «le bon moment» est un espace-temps qui se rétrécit.

 

Quelle est votre meilleure bonne pratique en termes d’obtention de mandat dans les CA?

En dehors du fait que le rôle d’administrateur nécessite une formation spécifique et continue, je pense qu’une expertise bien positionnée au-delà de cette fonction est un atout pour la diversité d’un CA. Sans oublier un bon potentiel d’intelligence émotionnelle qui permet de s’engager dans la prospérité d’une entreprise/organisation avec des personnes avec lesquelles il va falloir former un esprit de corps.

 

Quelles sont les grandes préoccupations actuelles des organes stratégiques des entreprises?

L’humanité a un défi collectif à relever et les entreprises représentent un des piliers de ce changement. L’enjeu stratégique majeur des CA est de conduire la construction d’une prospérité durable et ceci quel que soit le domaine d’activité car c’est bel et bien devenu un paramètre incontournable du marché avant même d’être celui de l’état. La pérennité de l’entreprise va dépendre de son degré de conscience et c’est la réalité d’aujourd’hui.

 

Que manque-t-il pour que les CA d’entreprises suisses comptent davantage de femmes?

Force est de constater que ce n’est plus une question de compétence et je pense que c’est plutôt une rencontre qui doit encore se faire. Dans un monde dominé par les hommes, les femmes ont pris l’habitude de devoir être des premières de classe, peut-être qu’une tactique plus «attaquant avant-centre» pourrait leur permettre de rejoindre le terrain plus rapidement.

 

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